Les Chefs d’Etats Africains prêts à signer des accords du marché commun

Le ministre Rwandais du Commerce et de l'Industrie, Vincent Munyeshyaka (Photo/Elias H.)

Par Elias Hakizimana

Les ministres du commerce de l’Union Africaine (UA) se sont mis d’accord sur la signature et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ALE) le 21 mars 2018. Les accords seront signés par les chefs d’État et des gouvernements.

L’initiative a été le résultat des discussions de la 5ème réunion des ministres du commerce de l’UA du 8 au 9 Mars 2018 à Kigali.

Selon Albert M. Muchanga, Commissaire au commerce et à l’industrie de l’UA, ce document servira de repère pour les réalisations tangibles des hauts fonctionnaires du commerce, des chefs d’entreprise et des partenaires du développement.

Muchanga a salué la contribution de tout le monde pour arriver à la création de l’AFCFTA et a déclaré que la deuxième phase de négociation verra la politique de mise en œuvre des accords.

“Notre tâche sera d’assurer la zone de libre-échange continentale en facilitant les investissements. Notre tâche en tant que secteur privé sera également de convaincre et de fournir des services attrayants et nous devrions être en mesure de tirer parti de la mise en œuvre de l’AFCFTA pour créer des emplois, des descendants et des emplois indépendants chez les jeunes”, a déclaré Muchanga.

Il a également noté que la prochaine étape après ce Sommet consistera à appliquer les résultats des discussions aux actions.

“Nous sommes également fiers de la vision commune de la prospérité de l’Afrique et notre tâche après ce sommet sera de transformer notre engagement en actions et nous continuerons à donner un élan à ces réalisations après avoir obtenu des résultats aussi tangibles. Je demande à chacun d’entre nous de réfléchir à l’AFCFTA, car elle a de nombreuses opportunités commerciales”, a noté M. Muchanga.

L’AFCFTA verra l’essor d’un marché unique du transport aérien, améliorant le commerce intra-africain et ayant un marché commun.

“Alors que nous travaillons dur ensemble, l’Afrique aura un brillant avenir; Et, à cet égard, je vous invite tous à répondre aux attentes de ce sommet en livrant à temps le cadre juridique de l’AFCFTA”, a recommandé M. Muchanga.

Il a déclaré que la veille du sommet du 21 mars 2018, le secteur privé serait réuni pour être informé de la bonne histoire de l’AFCFTA, car ils sont la plus grande source d’investissements sur le continent.

“À l’heure actuelle, lorsque nous examinons la part des investissements, seulement 12% des flux d’investissement en Afrique proviennent du secteur privé africain. Nous voulions augmenter cela. En Asie, c’est 33%, et donc ils offrent un grand marché, si quelqu’un produit au Rwanda sous la zone de libre-échange continentale, ils peuvent exporter vers le reste de l’Afrique à 33%, sans frais, et ils vont enlever toutes les barrières non tarifaires”, a souligné M. Muchanga.

Le ministre Rwandais du Commerce et de l’Industrie, Vincent Munyeshyaka, a assuré que le Rwanda était prêt à signer les accords AFCFTA et qu’il s’acquitterait du mandat de ce document.

“Nous n’avons pas d’autre choix que de réaliser cet objectif réalisable, grâce aux efforts des négociateurs en chef d’un travail aussi important et bien fait. Je m’assure de la mise en place d’un AFCFTA très efficace qui sera signé par nos hauts responsables du commerce. L’AFCFTA est très clair. Nous pouvons tous avoir des approches différentes pour y arriver, mais ce qui est important, c’est d’avoir une vision commune pour y arriver”, a déclaré Munyeshyaka.

Il a dit que l’AFCFTA sera une étape importante pour l’histoire de l’Afrique et qu’elle est significative pour le Rwanda et accélérera la vision de l’Afrique 2063 avec une Afrique unie, développée et pacifique.

Il a dit que le commerce actuel entre les pays africains est contré à 15% car 85% est un commerce partagé avec les pays d’autres continents.

Le taux d’exportation de l’Afrique vers les autres pays est de 3,5% ce qui signifie que l’Afrique a encore un faible commerce sur le globe.

Munyeshyaka a également déclaré que les accords aideront les pays africains à discuter des obstacles au commerce sur le continent (obstacles aux droits non tarifaires).

Le Rwanda fait partie des organisations commerciales telles que le COMESA, l’EAC, qui, selon Munyeshyaka, fera un pas de plus vers d’autres grandes organisations commerciales sur le continent.

La réunion de deux jours des ministres africains du commerce sur la zone de libre-échange continentale sera suivie par l’autre de 21 Mars 2018 (Photo/Elias H.)

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