Après l’arrêt rendu par la cour de justice de l’Afrique de l’Est, relatif la non validité du troisième mandat de feu Pierre Nkurunziza, 28 organisations de la société civile burundaise sollicitent l’intervention du président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, en même temps Président du Sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Est Africaine, d’organiser un retour du Burundi à la légalité constitutionnelle de 2005 qui est conforme à l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi.
Pour Me Dieudonné Bashirahishize qui s’est exprimé au nom de ces organisations, ainsi Evariste Ndayishimiye reprendra les choses en main en vue de réconcilier les Burundais à travers un dialogue inclusif qui pourrait permettre aux milliers de réfugiés disséminés dans la région et ailleurs de regagner le bercail dans la dignité.
“La mise en Application de l’Arrêt N°1 de 2020 de la Cour de Justice de la Communauté Est Africaine est un gage pour le rétablissement de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, la concorde nationale et de l’Etat de droit au Burundi” souligne Me Dieudonné Bashirahishize.
Dans cette lettre qu’elles ont adressée au président de la République en date du 17 Octobre 2022, ces 28 organisations de la société civile burundaise montrent que le parti au pouvoir CNDD-FDD ainsi que ses acolytes qui sont les auteurs de la violation de la Constitution ont refusé un dialogue politique organisé par la Communauté Est Africaine sous prétexte qu’ils ne sauraient discuter avec les auteurs de prétendus mouvement insurrectionnel et coup d’Etat.
Dès lors que la Cour vient de désigner les véritables fauteurs de troubles comme étant ceux là même qui ont refusé le dialogue en engageant le pays dans l’impasse politico-juridique et sécuritaire, ces organisations sollicitent le président Ndayishimiye, en tant que Président du Sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Est Africaine de prendre les choses en mains en exécutant la décision, le verdict de la cour de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est.
A travers le paragraphe 97 de cet arrêt, la Cour a estimé que l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle du Burundi du 05 mai 2015 qui avait été arraché par des menaces de mort qui ont par ailleurs contraint le vice-président de cette Cour à s’exiler et qui a entériné le troisième mandat de Pierre Nkurunziza était en violation de la Constitution du Burundi, de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation ainsi que le traité établissant la Communauté Est Africaine.
Emmanuel Ndayishimiye













































































































































































