L’une des violences basées sur le genre, le concubinage est loin d’être éradiqué, malgré des campagnes de sensibilisation. Dans la plaine de l’Imbo, notamment à Bubanza, l’une des localités où ce phénomène est frequent.
Fief de la riziculture, surtout dans la commune Gihanga, Bubanza regorge de champs de riz qui s’étendent à perte de vue. Derrière cet ‘’or blanc’’ se cache la peine des mères de famille qui ont pourtant travaillé d’arrache-pied pour une bonne production.
Quand vient la période des récoltes, les hommes s’accaparent de toute la production et gardent le monopole de la gestion des récoltes. Et quand l’argent coule à flot, ils cèdent à la tentation de s’offrir un « 2e bureau ».
C’est l’histoire de Jacqueline Nduwimana, 40 ans, habitante de la commune Mpanda. Elle a été délaissée par son mari, lui laissant quatre enfants.
Riziculteurs, ils menaient une vie de couple parfaite jusqu’à ce qu’un beau jour, Jacqueline rentre de l’église et trouve la maison vide. Son mari a pris plus de 20 sacs de riz qu’ils venaient de récolter et est allé vivre avec une autre femme, dans la commune Gihanga. Son épouse ne l’a plus revu jusqu’ici. « Il change de femme comme il veut. Aujourd’hui, il arrive à une 4e».
La seule terre à cultiver que Jacqueline possédait, qu’elle s’est procurée avec ses propres moyens, a été attribuée à cette concubine par le parquet de Gihanga, assure-t-elle « Je n’ai plus jamais revu mon mari. Je suis dans la rue avec les enfants. Alors que nous sommes unis par le lien du mariage», confie cette maman avec amertume.
Emmanuel Ndayishimiye













































































































































































