Analyse et opinion par NSENGIYUMV Patrice
Le mardi 2 décembre 2025, le président russe Vladimir Poutine a lancé un avertissement retentissant : « Si l’Europe veut la guerre avec la Russie, nous sommes prêts. »
Ces mots, prononcés juste avant une série de pourparlers à Moscou, ont ressurgi comme un rappel brutal de ce que des dirigeants peuvent déclencher lorsque la diplomatie cède le pas à la provocation.
Un continent à la croisée des chemins
La guerre en Ukraine, commencée en 2014 puis intensifiée en 2022, a profondément ébranlé la sécurité et l’équilibre européen. Les tensions ne cessent de monter, les alliances se renforcent, et chaque nouvelle déclaration belliqueuse jette une ombre nouvelle sur l’avenir du continent. Pourtant, l’escalade n’est pas une fatalité.
Lorsque la voix de la menace devient la plus audible, c’est la voix de la paix qui doit se faire entendre — avant qu’il ne soit trop tard.
Analyse : un engrenage dangereux — mais évitable
En affirmant que la Russie est « prête » à la guerre si l’Europe l’initie, Poutine applique un double levier : la dissuasion militaire et la pression politique. Mais ce type de rhétorique crée surtout un biais d’escalade dangereux. Chaque camp, de peur de paraître faible, multiplie les démonstrations de force. Les logiques de méfiance et de réplique s’auto-alimentent. Et à la fin, ce sont les peuples — pas les élites — qui en paient le prix.
Contrairement à ce que suggère la logique du conflit, l’histoire européenne montre que la stabilité durable se bâtit souvent dans les périodes de coopération, de traité, de compromis — pas dans celle de l’affrontement.
Opinion : la paix n’est pas un slogan — c’est une stratégie
Refuser la guerre ne signifie pas capituler. Cela signifie faire preuve de lucidité et de courage. La paix exige de la clairvoyance, de la retenue et un sens profond de responsabilité.
Les dirigeants européens mais aussi russes doivent comprendre que la guerre est le plus coûteux des paris — humainement, économiquement, politiquement. À long terme, la paix offre des bénéfices réels, mais seulement si elle est choisie avec détermination.
Comme je l’écris non seulement ici mais aussi dans mes articles pour la paix: «Les nations peuvent s’offrir le luxe de la fermeté, mais jamais celui de l’aveuglement. La paix est un choix, certes difficile, mais toujours moins coûteux que la guerre.»
L’appel : rouvrir la voie du dialogue
C’est dans cet esprit que des initiatives comme celles de l’organisation FSDS Global Peace Network — portée par son credo « No to war, Yes to Peace » — acquièrent toute leur pertinence. Elles rappellent que les citoyens ne veulent pas la guerre. Qu’ils veulent la vie, la sécurité, l’avenir. Ce sont les dirigeants qui décident, mais ce sont les peuples qui souffrent.
Aujourd’hui, plus que jamais, l’Europe et la Russie ont la responsabilité morale et politique de choisir la désescalade, de rouvrir les canaux diplomatiques, et de faire de la paix non pas un vœu, mais un objectif concret — pour l’Ukraine, pour l’Europe, pour le monde.












































































































































































