Par NSENGIYUMVA Patrice, Réseau Mondial pour la Paix FSDS
Opinion | Histoires Humaines Derrière les Conflits Mondiaux
La guerre est souvent justifiée au nom de la sécurité, de la souveraineté ou de l’intérêt national. Mais au-delà des conférences de presse et des briefings militaires, la guerre a un visage humain — des enfants affamés, des parents traumatisés, des écoles fermées, des entreprises ruinées et des terres empoisonnées. De la République démocratique du Congo au Soudan, à Gaza et à l’Ukraine, la même vérité émerge : la guerre punit les gens ordinaires de tous les côtés du conflit.
Quand les Salles de Classe Deviennent des Ruines
Dans l’est de la RDC, Marie, institutrice d’école primaire, n’a pas enseigné depuis deux ans. Les affrontements armés ont forcé son école à fermer.
« Les enfants courent maintenant quand ils entendent des bruits forts », dit-elle. « Ils devraient apprendre, pas se cacher. »
L’éducation figure parmi les premières victimes de la guerre. Les écoles sont détruites, les enseignants déplacés et les enfants poussés vers la survie plutôt que vers l’étude. Cela se produit quel que soit le côté qui contrôle le territoire. Une génération grandit sans éducation, augmentant le risque de violence et de pauvreté futures.
En Ukraine, les élèves assistent aux cours dans des sous-sols ou en ligne quand l’électricité le permet. À Gaza, de nombreuses écoles n’existent plus. Des deux côtés des lignes de conflit, les enfants perdent la même chose : leur avenir.
Faim, Maladie et Effondrement Humanitaire
Au Soudan, Ahmed, père de quatre enfants, a fui son domicile avec rien d’autre que des documents.
« Nous ne demandons pas qui a raison ou tort », dit-il. « Nous voulons juste de la nourriture, de l’eau et la paix. »
La guerre détruit les systèmes de santé et les chaînes d’approvisionnement alimentaire. Les hôpitaux manquent de médicaments. Les programmes de vaccination s’arrêtent. Les fermes sont abandonnées. La faim se propage non pas parce que la nourriture n’existe pas, mais parce que la guerre bloque l’accès à celle-ci.
À Gaza et dans certaines parties de la RDC, les maladies évitables prospèrent en raison de systèmes d’eau endommagés et de camps de déplacés surpeuplés. Les civils de tous les côtés souffrent de malnutrition, de traumatismes et de maladies non traitées. La guerre transforme la survie de base en une lutte quotidienne.
Entreprises Fermées, Moyens de Subsistance Perdus
Le conflit écrase également les économies locales. En Ukraine, Olena, propriétaire d’une petite entreprise, a perdu sa boulangerie lorsque des bombardements ont détruit sa boutique.
« J’employais six personnes », dit-elle. « Maintenant, nous dépendons tous de l’aide. »
Dans les villes soudanaises et congolaises, les marchés autrefois pleins de vie sont maintenant vides. Les agriculteurs ne peuvent pas atteindre leurs terres. Les commerçants ne peuvent pas déplacer leurs marchandises. La guerre ne détruit pas seulement les bâtiments — elle détruit la dignité, l’indépendance et l’espoir.
Alors que les industries militaires mondiales profitent, les économies locales s’effondrent. Les communautés deviennent dépendantes de l’aide humanitaire au lieu de moyens de subsistance durables.
La Victime Silencieuse : L’Environnement
L’environnement est une victime oubliée de la guerre. Les forêts sont brûlées, les rivières polluées, les terres agricoles contaminées par des explosifs. Dans les zones de conflit, le sol devient dangereux, la faune disparaît et l’eau propre devient toxique.
Cette destruction environnementale affecte les générations actuelles et futures — longtemps après la signature des cessez-le-feu. La guerre vole demain autant qu’aujourd’hui.
Argent Puissant, Choix Moraux Faibles
Toute cette souffrance se déroule pendant que les pays puissants dépensent des centaines de milliards de dollars en budgets militaires chaque année. Une fraction de cet argent pourrait reconstruire des écoles, financer des hôpitaux, protéger l’environnement et soutenir la consolidation de la paix.
Le problème n’est pas le manque de ressources — c’est le manque de volonté politique. Le financement de la guerre continue, tandis que la faim, la maladie et les déplacements sont traités comme des urgences secondaires.
Le Réseau Mondial pour la Paix FSDS le dit clairement : « Non à la Guerre, Oui à la Paix. » La paix n’est pas une faiblesse. La paix est l’investissement le plus fort dans la sécurité humaine.
La Paix Concerne les Gens, Pas la Politique
La paix signifie des enfants dans les salles de classe, pas dans les camps.
La paix signifie des hôpitaux avec des médicaments, pas des décombres.
La paix signifie des entreprises ouvertes, des terres cultivées, des rivières propres.
La paix signifie la dignité pour tous — de chaque côté d’un conflit.
D’un point de vue humain, la guerre n’a pas de gagnants. Les mères pleurent dans toutes les langues. Les enfants pleurent sous tous les drapeaux. La souffrance est partagée, même quand la politique est divisée.
Un Appel à la Conscience
Nous devons exiger un changement de priorités — des armes au bien-être, de la destruction au développement. Les gouvernements, les institutions internationales et les citoyens doivent faire pression sur les dirigeants pour qu’ils investissent dans la paix, la diplomatie, l’éducation, la santé et la protection de l’environnement.
Dire « Non à la Guerre, Oui à la Paix » n’est pas naïf. C’est réaliste, urgent et humain.
Le monde a assez d’argent pour mettre fin à la faim, prévenir les maladies et éduquer chaque enfant. Ce qui nous manque, c’est le courage de choisir les gens plutôt que la guerre. Il est temps de faire ce choix.












































































































































































