L’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques OLUCOME, en sigle, a travaillé sur 68 dossiers de corruption, de mauvaise gouvernance, de détournement des fonds publics, de mauvaise gestion des entreprises publiques, d’attributions des marchés publics.
Selon cette organisation, plus 400 milliards de BIF se trouvent dans les poches des individus au lieu d’être dans les caisses de l’Etat.
« Au cours de l’année 2021, l’Observatoire a traité 68 dossiers sur 147 cas enregistrés. II estime que ces derniers ont causé un préjudice financier à l’Etat de plus de 448,1 milliards de BIF », assure, dans une conférence de presse, Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (Olucome).
Les présumés auteurs, poursuit Gabriel Rufyiri, se trouveraient entre autres dans les rangs des serviteurs du peuple burundais au haut niveau. « Les secteurs les plus touchés par la corruption sont les marchés publics, l’administration locale et les entreprises à participation publique ».
M. Rufyiri fait savoir que l’année 2021 a été particulièrement marquée par le manque de leadership dans la gestion des entreprises publiques telles que la Regideso, I’Onatel, la Poste, la Cogerco, la fusion de l’Air Burundi et la Sobugea.
M. Rufyiri président de l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques trouve qu’il faut restructurer les entreprises publiques comme Regideso, Onatel, la Cogerco et la Poste à l’image de l’Office Burundais des Recettes . « Ces entreprises connaissent des pertes financières énormes et une mauvaise gestion administrative gravissime à la suite des manquements qui s’y observent ». Souligne Gabriel Rufyiri.
Emmanuel Ndayishimiye













































































































































































